Négociation salariale
LES FEMMES AU PIÈGE
DE LA NÉGOCIATION SALARIALE
ou
Comment demander de l’argent
à son patron sans le fâcher…
Laurence Dejouany
Préface de
Marie-Claude Peyrache
Pourquoi, quand il s’agit de leurs augmentations de salaire, bien des femmes répondent-elles : « Je ne veux pas demander, je veux être reconnue pour mes mérites, ce n’est pas dans mes valeurs », quand les hommes mettent un point d’honneur à négocier, âprement parfois, ces mêmes augmentations ?
Ces comportements différents creusent pour partie les écarts de rémunération entre hommes et femmes. C’est à cette question, encore bien souvent ignorée, que ce livre propose de s’attaquer. Comment s’est construite notre histoire avec l’argent, notre rapport, en tant que femmes, au salaire et au travail ? Quelles histoires nous racontons-nous, et la société nous raconte-t-elle, qui nous amènent à ne pas y attacher d’importance ; qui nous amènent à croire qu’en changeant d’attitude nous pourrions négliger ce que nous valorisons par-dessus tout, à savoir « l’intérêt du travail » et peut-être même « perdre notre féminité », ou encore être accusée « de vénalité»?
Écoutons ces histoires. Voyons ensuite de façon concrète et pratique comment agir différemment.
ISBN : 978-2-296-56955-3
13,50 €
L'Harmattan - Questions contemporaines
Table des matières
Préface de Marie-Claude Peyrache
Pour commencer
« Humanités féminines », récit
Je vais vous parler dans l’oreille
I Vouloir
Des déclics et des claques
Les hommes déclics
Femme de ?
II Savoir
Amour et pénurie, récit
Les lois de l’attraction
L’histoire familiale
Argent secret, récit
Allo, Docteur Freud ?
Premier salaire, récit
Quand l’histoire hésite
Les hommes effaceurs
Petit appétit et salaire d’appoint
Travaille ou marie-toi !
Ces inhibitions censées faire de moi une femme, récit
Suis-je toujours une femme ?
Il est né le divin enfant
La guerre des sexes à la récré
Des apprentissages différenciés
Care et désintéressement
Sciences domestiques, récit
La mascarade féminine
La jeune fille, le prince charmant et l’argent, récit
De quoi l’amour est-il le leurre ?
Le mariage comme transaction
Du dévouement dans les dépenses du ménage
La peur de déplaire
Où sont les DRH ?
De quelles valeurs parle-t-on ?
III Pouvoir
Comment demander de l’argent à son patron sans le fâcher ?
Choisir son moment
Connaître le champ du possible
Se fixer un objectif
Préparer un argumentaire
Anticiper les objections
Des conséquences des codes masculins/féminins
Conclure
Voici venu le moment de nous quitter
Annexes
Institut Emilie du Châtelet
L’Institut Émilie du Châtelet a le plaisir de vous
inviter à la prochaine séance de son cycle de
conférences :
« Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »
Cette séance est consacrée à
ANNE-MARIE HOUDEBINE
Professeure de linguistique et sémiologie à l’Université René Descartes-Paris V où elle dirige le laboratoire de recherches en sémiologie et sémantique. Elle est fondatrice et présidente de l’Association Sémiologie actuelle et Directrice de publication de la Revue du Laboratoire SEMEION. Elle est également psychanalyste.
Son oeuvre pionnière est à l’origine des études sur la sexuation et la langue ; elle a avancé dès 1975 la notion « d’imaginaire linguistique » qui permet de hiérarchiser les usages et partant les sujets parlants. Elle a également formalisé pour la première fois en 1984 une analyse systémique stratifiée dans la lignée de Roland Barthes. Ces travaux, et son rôle éminent dans l’étude des images et des discours sexistes, l’ont amenée à siéger dans la commission Benoîte Groult (1984-86) qui produisit l’arrêté sur la féminisation des titres et fonctions de 1986. Parmi ses multiples recherches théoriques et appliquées, il convient de rappeler ses publications en sémiologie et en linguistique psychanalytique sur Freud et Saussure ou Saussure et Lacan, sur la mémoire et la transmission (Germaine Tillion), sur l’identité conçue comme mosaïque (Edouard Glissant), sur les médias et la démocratie (Le Monde diplomatique), etc. À côté de ses très nombreuses contributions et articles, ses principales publications sont : La féminisation des noms de métiers : en français et dans d’autres langues (1998), L’Imaginaire linguistique (2002), L’Ecriture de Shoah. Une lecture analytique du film et du livre de Claude Lanzman (réédition en 2008).
Elle est membre du Comité scientifique de l’Institut Emilie du Châtelet.
Le samedi 17 avril 2010, de 14h à 16h
Jardin des Plantes, Auditorium de la Grande Galerie de l’évolution
M° Austerlitz, Monge, Censier ou Jussieu
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Prochaines séances :
* 15 mai : Yasmine Ergas, sociologue, avocate et professeure de droit international à l’École d’administration publique de Columbia University (New York).
* 12 juin : Jacqueline Laufer, sociologue, professeure à HEC, spécialiste de la place des femmes dans le monde du travail, membre du Comité de direction de l’IEC.
Programmes complets sur www.mnhn.fr/iec
Institut Emilie du Châtelet
L’IEC, Institut Emilie du Châtelet pour le développement et la diffusion des recherches sur les femmes, le sexe et le genre, « Domaine d’Intérêt Majeur » soutenu par la Région Ile de France, organise, parmi ses nombreuses activités, des Assises annuelles pour l’égalité des sexes, réunissant des chercheuses et chercheurs ainsi que des actrices et acteurs de la société civile.
Les Assises 2008
se sont déroulées chaque lundi après-midi de juin dans l’amphithéâtre du Conseil régional d’Île-de-France, sur le thème des
« Résistances à l’égalité entre les femmes et les hommes »
Nous avons le grand plaisir de vous faire part de la mise en ligne de cet événement :
un thème décliné en 5 domaines :
- pouvoir politique et économique ;
- travail et emploi ;
- système éducatif ;
- corps, sport et identités sexuées ;
- résistances intellectuelles.
Ces Assises ont réuni environ 600 personnes appartenant à des milieux très divers (enseignement, administration, associations, syndicats, partis politiques…). Elles ont été l’occasion de la signature de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale par le Président du Conseil régional Jean-Paul Huchon.
Vous retrouverez sur ce site l’intégralité des 5 demi-journées. Vous pourrez visualiser l’ensemble des interventions, des tables rondes et des débats.
Cahiers du Genre 46/2009
Vient de paraître
Cahiers du Genre 46 / 2009
État / Travail / Famille : « conciliation » ou conflit ?
Ce numéro présente des travaux comparatifs centrés sur les politiques sociales et familiales mises en œuvre dans différents pays au cours de la période récente. Les auteur·e·s s’intéressent à l’impact de ces politiques publiques sur la vie professionnelle et la vie familiale des femmes et à leurs effets globaux, notamment en termes d’emploi, de fécondité, de care.
Coordonné par Jacqueline Heinen, Helena Hirata et Roland Pfefferkorn
Lire l’introduction et les résumés des articles sur http://cahiers_du_genre.pouchet.cnrs.fr/
Sommaire
Jacqueline Heinen, Helena Hirata et Roland Pfefferkorn: Politiques publiques et articulation vie professionnelle / vie familiale (Introduction)
Olivier Giraud et Barbara Lucas: Le renouveau des régimes de genre en Allemagne et en Suisse : bonjour ‘néo maternalisme’ ?
Fiona Williams, Constanza Tobío et Anna Gavanas: Migration et garde des enfants à domicile en Europe : questions de citoyenneté
Dorottya Szikra et Dorota Szelewa: Welfare et socialisme : de certains concepts relatifs au genre
Jacqueline Heinen: Les politiques familiales en Europe de l’Est : d’une époque à l’autre
Isabelle Attané et Catherine Scornet: Vers l’émancipation ? Politiques reproductives et condition des femmes en Chine et au Viêt-Nam
Bila Sorj et Adriana Fontes: Les politiques publiques au Brésil et l’articulation entre travail et famille. Une comparaison interrégionale
Hors-champ
Virginie Rozée: La domination masculine et l’image de la madresposa. L’exercice des droits reproductifs et sexuels des femmes boliviennes
Lecture d’une œuvre
Marie Garrau et Alice Le Goff: Différences et solidarités. À propos du parcours philosophique d’Iris Marion Young
Cahiers du genre
Journée internationale d'études organisée par les Cahiers du Genre et le CRESPPA
(Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris)
Genre, politiques sociales, citoyenneté
vendredi 25 septembre 2009 - 9h-18h
à l'Université Paris Descartes, Centre des Saints Pères, 45 rue des Saints Pères 75006 Paris,
amphithéâtre Claude Bernard, bâtiment principal, 3e étage.
Attention: entrée gratuite, mais inscriptions obligatoires avant le 10 septembre 2009 auprès de Karima Ghembaza: karima.ghembaza@gtm.cnrs.fr
La traduction simultanée sera assurée
Veuillez trouver ci-joint le programme: Programme_25_septembre_09
Le coin d'Ernestine
Le coin d’Ernestine Michel Tort, psychanalyste, Université Paris 7, nous racontait lors des Assises de l’Institut Emilie du Châtelet, le 30 juin 2008, comment la théorie psychanalytique restait prisonnière de sa dimension historique. L’arrivée par exemple de femmes dès 1920, parmi les premiers psychanalystes n’a rien changé à l’usage des stéréotypes de genre par ces messieurs. L’ordre historique de l’inégalité se trouvera ainsi justifié par la psychanalyse avec « l’ordre symbolique » sur la place du père, le « rôle séparateur » de la mère justifie encore les places respectives asymétriques du père et de la mère, de même la « transmission du nom » du père avec son « rôle transcendant » est confondu avec ce qui s’est créé au 10ème siècle pour assurer la transmission de la noblesse. Il lui semble que la soumission à l’idéologie dominante a construit les résistances des psychanalystes eux-mêmes. Il citait un article paru dans Le Monde d’un psychanalyste célèbre qui s’élevait contre la candidature de « Ségolène, mère sévère » à la présidentielle, l’accusant de vouloir changer le «Référent » de nos sociétés donné normalement par le père, ce qui serait la fin des lumières et le retour aux ténèbres ! Pas moins !
Ces fantasmes masculins non analysés, dit Michel Tort, permettent au même psy célèbre de dénoncer l’égalitarisation comme "grand fantasme homosexuel", ou à un autre, Michel Schneider, d’avancer que l’égalité c’est la confusion des genres. Les arguments du psy en question sont de 3 ordres: Une participante interrogeait M. Tort sur la fascination que Lacan continue d’exercer en France sur les intellectuels, alors que si l’on remplaçait dans ses écrits le mot femme par juif ou noir on déclencherait un scandale ! Je me disais en les écoutant qu’il y aurait tout un florilège des âneries proférées par la psychanalyse sur les femmes, j’en ai tant entendu moi-même… Et la difficulté c’est de faire la part du bon grain dans ce qui peut vous aider à vivre de la théorie et la pratique psychanalytique, de ce qui vous condamne. Le sujet est ouvert.
revue Travail, Genre et Sociétés
le numéro 19/2008
"Les femmes, les arts et la culture"
Frontières artistiques, frontières de genre
de la revue Travail, genre et sociétés
vient de paraître
HOMMAGE
Annie Labourie-Racapé
présenté par Jacqueline Laufer, Thérèse Locoh et Margaret Maruani
DOSSIER
coordonné par Marlaine Cacouault-Bitaud et Hyacinthe Ravet
Les femmes, les arts et la culture- Frontières artistiques, frontières de genre
Les vertus de la reproduction
Séverine Sofio
Les musiciennes : de la pionnière adulée à la concurrente redoutée
Florence Launay
Démocratiser les musées : une profession intellectuelle au féminin
Aurélie Peyrin
Tenter, rentrer, rester : les trois défis des femmes instrumentistes de jazz
Marie Buscatto
MUTATIONS
Les grillons du foyer municipal, les femmes au foyer en politique
Marion Paoletti
La (re)production des rapports sociaux de sexe : quelle place pour l’institution scolaire ?
Marie Duru-Bellat
CONTROVERSE
coordonnée par Rachel Silvera autour du thème: Flexicurité et genre, un angle mort ?
Pour vous abonner http://www.tgs.cnrs.fr/abonnement.htm
Black feminism
Black Feminism
« Toutes les femmes sont blanches, tous les Noirs sont hommes, mais nous sommes quelques unes à être courageuses »
Sous ce titre magnifique paraissait en 1982 aux États-Unis une anthologie de textes fondateurs des études féministes noires : un titre qui dénonçait la double exclusion des femmes noires d’un féminisme blanc et bourgeois et d’un nationalisme noir sexiste. Ces féministes noires ont créé un mouvement politique d’une importance unique en ce que, d’emblée, il s’est constitué sur la dénonciation d’une oppression simultanée de race, de classe, de sexe et du modèle de sexualité qui va avec.
Les textes présentés dans ce recueil du Black feminism – le premier en France – explorent sur une période de trente ans les thèmes de l’identité, de l’expérience singulière, de la sororité, de la sexualité, comme la place dans les institutions, les coalitions nécessaires et les alliances possibles, les formes culturelles de rébellion et de lutte, le passage de témoin entre générations.
Pourquoi, en France, ex-puissance coloniale, l’équivalent d’un féminisme noir n’a-t-il pas existé ? Ces textes, par leur vitalité et leur perspicacité politiques, invitent à poser cette
question et à s’interroger autrement sur les faux-semblants de l’universalisme républicain comme sur les points aveugles du féminisme français.
Michele Wallace, Combahee River Collective, Audre Lorde, Barbara Smith, Hazel Carby, bell hooks, Laura Alexandra Harris, Patricia Hill Collins, Kimberly Springer, Beverly
Guy-Sheftall.
Textes choisis et présentés par Elsa Dorlin, maître de conférence en philosophie à l’Université de Paris1 Panthéon-Sorbonne.
Sommaire
Introduction : Black feminism Revolution !
La Révolution du féminisme Noir !
Elsa Dorlin
Une féministe Noire en quête de sororité
Michele Wallace
Déclaration du Combahee River Collective
Combahee River Collective
Transformer le silence en paroles et en actes
Audre Lorde
Racisme et études féministes
Barbara Smith
Femme blanche écoute !
Le féminisme noir et les frontières de la sororité
Hazel Carby
Sororité : la solidarité politique entre les femmes
Bell hooks
La construction sociale de la pensée féministe Noire
Patricia Hill Collins
Féminisme noir-queer : le principe de plaisir
Laura Alexandra Harris
Une troisième vague du féminisme Noir ?
Kimberly Springer
Réponse d’une féministe de la “ deuxième vague ” à Kimberley Springer
Beverly Guy-Sheftall
BLACK FEMINISM- Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, Editions L'Harmattan
ISBN : 978-2-296-05104-1; Prix 25 € ; 262 pages
Blog Cercle InterElles
Naissance d’un blog :Cercle InterElles
http://interelles.canalblog.com/
Le Cercle InterElles, réseau de réseaux de femmes, est né en 2002 de la rencontre de femmes d’entreprises à dominante technologique : IBM, France Telecom, Schlumberger, General Electric Healthcare, rejointes depuis par l’ESA (European Spatial Agency), Air Liquide, EDF, Lenovo et Areva.
Elles ont choisi de s’associer entre entreprises à dominante technologique. La problématique en effet est spécifique. Traditionnellement dirigées par des ingénieurs, ces entreprises ont intégré des femmes par les emplois subalternes (les demoiselles du téléphone par exemple), puis par les ressources humaines, le commercial et la communication. Mais les emplois valorisés, à dominante technique, pour des profils issus d’écoles d’ingénieurs qui construisaient les parcours d’accès aux postes de direction, sont restés longtemps des bastions masculins.
Le Cercle InterElles s’est donné pour objectif d’échanger et de partager les pratiques d’entreprises qui ont déjà un réseau actif de femmes dans un environnement scientifique ou technologique. La mise en commun de ces pratiques a pour but de favoriser le développement des carrières des femmes et de proposer les actions favorisant la mixité à tous les niveaux des entreprises.
Le cercle InterElles organise des chantiers thématiques pour alimenter la réflexion et l’action de chaque entreprise du Cercle, ainsi qu’un colloque annuel à l’occasion de la journée internationale de la femme. Sur son nouveau blog vous trouverez les travaux des chantiers présentés lors du colloque du 8 mars 2007 :
Codes masculins/féminins
Egalité salariale
Mixité, des intentions à une réalité durable
Femmes et sciences : ça commence à l’école
la pensée du jour
Rêvons !
Lu aujourd’hui sur www.fauvetta.net/ les rêves de Fauvette quand elle va au Monop. Génial, en un tour de Monop elle a failli faire un voyage, échappé à la maladie et l’hôpital, voire la mort, presque agrandi son appartement et peut-être ce soir va-t-elle raviver la flamme de son amoureux après toutes ces péripéties et ses envies de chemise de nuit. Comment ? Lisez-la !
Mais ensuite ? Une de ses correspondantes se demande comment résister à la tentation. Une autre incrimine la société de consommation. Non ! Surtout pas ! Rêvez !
Rêvez ! Rêvez !
Il en restera toujours quelque chose. Voilà un moyen économique d’enrichir sa vie. Un tour de Monop ! Mais sachez que vous rêvez ! Faites-en un parti pris. Programme rêve. Sans prise de risque. On évite la carte de crédit ou le chéquier. Juste ce qu’il faut pour les courses au quotidien. Et c’est parti. Ensuite ? Qu’est-ce que ça nous raconte ? De quoi a-t-on envie ? Et l’on découvre tout ce que l’on peut faire pour enrichir sa vie.
Prenons le cas de Fauvette. Devant un fer à repasser pliant, elle rêve de voyages lointains. Au rayon lingerie, elle craint brusquement une hospitalisation, il faudrait une chemise de nuit… Est-elle malade ? Non, sa santé est excellente. Mais comme les enfants qui ont besoin d’avoir peur ou de pleurer en écoutant des contes, rien de tel qu’une émotion un peu forte pour retrouver le confort de sa propre existence. A la sortie un chèvrefeuille, des plants de tomates, une vigne lui donnent envie de planter son balcon. Mais elle n’a pas de balcon !
Voilà le moyen d’agrandir son espace, de repousser les murs, de redonner de la couleur au quotidien. Ce soir peut-être, un peu de parfum et des bougies allumées pourraient créer un nouvel exotisme. Puisque je sais que Fauvette n’est pas seule dans son nid…
Faire du rêve un parti pris
Maintenant quand elle sera dans la rue, aller au bureau, à la sécu, faire quelques corvées de paperasserie, Fauvette lèvera le nez. Elle regardera les appuis de fenêtres. Ceux qui n’ont pas de balcon. Et elle découvrira. Des chèvrefeuilles, des fleurs, de la verdure. Elle découvrira qu’on peut avoir un plant de tomate sans balcon. D’autres aussi rêvent. Et quand ils regardent leur fenêtre, leur appartement se poursuit dans un espace qu’ils n’ont pas acheté, ni loué, et qui appartient à tous.
Donc rêvons ! Mais sachons que nous rêvons. Faisons du rêve un parti pris, celui qui construit notre vie.












